L’étrange Monde de Monsieur Merson
Rencontre artistique avec Luc-Olivier Merson, en compagnie de Francis Ribemont, musée des beaux-arts de Rennes. Une (re)découverte de cet artiste aux multiples facettes.
Un homme étrange est un inclassable. Un homme libre, dit-on. Merson fait partie de ces hommes. Le peintre n’a eu de cesse de refuser toute étiquette et a toujours fait ce qu’il désirait, sans se soucier des attentes du public. En 1875, Zola s’interroge sur cet énergumène: « Merson envoie chaque année des compositions énigmatiques, devant lesquels la foule fait halte avec la mine ébahie d’un instituteur du village à qui on soumettrait un texte égyptien ». Selon l’acception Wildienne, c’est un individualiste. Car comme l’explique Oscar Wilde: « Une œuvre d’art est le produit unique d’un tempérament unique. Sa beauté vient de ce que son auteur est ce qu’il est. En aucun cas de ce que les autres veulent. »

Son terrain de prédilection est le religieux. Pléthores de ses peintures explorent le côté mystique de la foi, avec innovation et provocation. « Une critique américaine, pour son tableau Le repos pendant la fuite en Egypte avait déclaré: "Enfin une peinture religieuse réaliste". Alors que non. Il compose du vraie avec du faux. En l’occurrence, Marie et Joseph n’ont jamais vu de Sphinx », explique Francis Ribemont. En outre, Merson cultive à travers ses peintures son goût pour les légendes, principalement Bretonne. « Celles-ci sont inventées, ce sont ses légendes ».
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